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Données. Le stockage de données numériques devient un pilier essentiel de la vie économique au sens large. À Dijon, le groupe ITC se place sur ce créneau, en ciblant les professions libérales mais aussi les professionnels de santé. C’est là que se trouvent à la fois un marché et des attentes pour lesquels la proximité est un facteur important.

ITC lance son data center de proximité

Une fusée à deux étages : c’est ainsi qu’on pourrait résumer la stratégie adoptée par le groupe dijonnais ITC, à travers l’installation de son data center, en fonction depuis fin mai. Fort d’activités développées dans les domaines de l’informatique et des technologies de la santé (voir encadré), le groupe, fondé par Philippe Morel, aborde aujourd’hui un secteur sur lequel il nourrit de grosses ambitions : le stockage de données numériques. Si l’on évoque l’image de la fusée à deux étages, c’est parce que cette structure, nichée dans des locaux du quartier dijonnais de la Toison d’Or, accueille déjà les données de nombreuses professions libérales (avocats, experts-comptables, notaires) mais, dans une seconde étape, elle pourra faire de même avec les données de professionnels de santé. Pour cela, il faut à ITC obtenir une double accréditation : celle liée à la norme ISO 27.001, offrant la certification de sécurité des informations, mais aussi la norme Hébergement données santé (HDS). L’obtention de ces normes devrait intervenir fin 2018. C’est alors à de très importantes attentes, notamment des radiologues et des dentistes, qu’ITC pourra répondre. Les professions de santé sont en effet confrontées de manière croissante au problème du stockage de données, par essence très sensibles.

Des clients qui se tournent vers l'hébergement de données

Pour être en capacité d’y répondre, le groupe n’a pas lésiné: il a investi 450.000 euros dans des travaux lancés l’automne dernier. Philippe Morel avait une idée très précise de ce qu’il voulait: « il y a deux ans, on a constaté que nous étions de plus en plus confrontés à des clients qui ne souhaitaient pas remplacer les serveurs informatiques que nous avions installés par l’intermédiaire de notre société Néo Impex. Ils privilégiaient des solutions d’hébergement de leurs données. Ajouter des extensions à leurs serveurs ne leur convenait pas toujours, car cela aboutissait à accumuler des solutions techniques pas toujours compatibles de manière satisfaisante ». Beaucoup redoutaient « l’usine à gaz » et le chef d’entreprise dijonnais a compris qu’il y avait là une réponse à apporter. Il a fait appel à la société française Jerlaure, qui avait déjà réalisé le data center de l’université de Bourgogne.

« Tout a été conçu, poursuit Philippe Morel, pour qu’on puisse augmenter nos capacités de stockage à l’avenir. Nous avons une marge de progression énorme ». D’autant plus qu’ITC a eu recours à la technologie de la société américaine Nutanix qui permet, au lieu d’avoir un serveur par client, d’avoir une série de « briques » adaptatives qui permettent d’optimiser la capacité de stockage plutôt que d’attribuer, simplement un espace par client. « Les perspectives économiques, pour nous, sont énormes et à cela s’ajoute l’avantage que les données de nos clients sont ici, à Dijon. Être un data center de proximité est d’une grande importance ». Cette proximité, elle a aussi compté dans le choix des entreprises (dijonnaises pour beaucoup) qui ont procédé aux travaux nécessaires afin d’installer le data center. ITC compte développer rapidement tout un panel de services rattachés à ce nouvel outil (hébergement de boîtes mail, de données, sauvegarde...). Pour l’heure, si vous souhaitez être client du data center ITC, la société vient chez vous, virtualise votre serveur sur un disque dur externe et les données sont ensuite injectées sur le serveur du data center. Le client loue alors un espace numérique autant qu’une performance technologique.

Un groupe axé sur les métiers de la santé

ITC, fondé à Dijon par Philippe Morel en 1996, est un groupe qui comporte aujourd’hui trois entités : ITC Pineau, basée à Dijon, spécialisée dans l’équipement des cabinets dentaires et acquise en 2015. ITC Néo Impex, également à Dijon, qui installe et gère du matériel informatique. ITC Ramel, société rachetée en 2006, installateur et gestionnaire de matériels d’imagerie médicale, installée à Champvans, près de Dole, dans le Jura. Le groupe emploie 15 personnes et a réalisé l’an passé un chiffre d’affaires, hors taxes, de six millions d’euros.

Berty Robert