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Foncier. La communauté d’agglomération lance la seconde phase des aménagements de la zone Saôneor. La première a pris fin avec un an d’avance sur le calendrier prévu et ses terrains accueillent deux belles implantations avec les Transports Alainé et le plasturgiste SGT.

Le Grand Chalon accélère sur Saôneor

Il est des labellisations qui ont un goût particulier : celle, intervenue le 22 novembre, faisant du Grand Chalon un des 124 «Territoires d’industrie » déterminés par le gouvernement pour toute la France en fait partie. Chalon-sur-Saône et son agglomération vont, de ce fait, pouvoir bénéficier d’un certain nombre d’outils d’accompagnement destinés à renforcer l’attractivité économique. Une panoplie d’aides diverses allant du soutien au financement de l’innovation à l’accompagnement des formations ou du recrutement, en passant par un assouplissement et une simplification des normes touchant à l’implantation d’entreprises... 

Mais cette labellisation prend aussi un relief particulier dans la mesure où elle intervient alors même que le Grand Chalon lance les aménagements de la seconde phase de Saôneor, cette vaste zone d’activité occupant une grande partie du nord de l’agglomération chalonnaise. « La labellisation, précise Sébastien Martin, président (LR) du Grand Chalon, agit comme la réaffirmation de l’identité industrielle de l’agglomération. C’est un message important qui est envoyé. Cela conforte également notre stratégie qui porte une Cité du Numérique dont l’objectif n’est pas d’être un énième village de start-up, mais un véritable outil d’accompagnement de la transi - tion numérique des entreprises industrielles ». 

« Une place pour la “trame verte” » 

En attendant la concrétisation de ce futur proche, le présent, c’est donc le développement de Saôneor. La première phase de ce développement avait été initiée en 2015 et devait normalement prendre fin en 2020. Le terme de cette phase intervient avec un an d’avance sur les prévisions. «Nous avons deux phases, souligne le président du Grand Chalon, qui représentent chacune environ 50 hectares sur lesquels nous en aménageons à chaque fois 36. Ce qui reste est dédié à une “trame verte” puisque nous avions dès le début la volonté d’offrir une zone très qualitative et de disposer d’une transition entre la zone industrielle et les communes aux alentours ». La phase 1 aura représenté un coût de 5,8 millions d’euros, subventionnée à hauteur de 3,4 millions. Une dépense qui aura permis la réalisation de toutes les voiries, les réseaux, les bassins de rétention, et pour amener l’énergie. Le fait que cette première phase soit close avec un an d’avance sur le calendrier préétabli est notamment dû à l’impératif d’aller vite pour répondre aux attentes des deux premières entreprises installées sur la zone concernée (les transports Alainé et SGT, qui oeuvre dans la plasturgie). Alainé doit d’ailleurs débuter son activité au printemps 2019. 

Premiers terrains disponibles en 2020 

Quant à la phase de développement numéro 2, elle va démarrer en 2019 et doit s’étaler jusqu’en 2025. « Les premiers terrains seront disponibles au printemps 2020 », précise Sébastien Martin. Sur la première phase, il reste aujourd’hui du foncier disponible : deux parcelles de 2,5 hectares chacune auxquelles s’ajoute une troisième parcelle de 16 hectares. Une parcelle d’une taille respectable que Sébastien Martin ne souhaite pas voir « saucissonnée », espérant y implanter une entreprise de forte taille. Ce sera d’ailleurs l’une de ses principales préoccupations, dans le cadre de la participation du Grand Chalon au Salon de l’immobilier d’entreprise (Simi), organisé à Paris du 5 au 7 décembre. « Par ailleurs, sur la phase 2, poursuit l’élu, on pourra proposer assez rapidement des parcelles allant de 0,5 à 15 hectares ». Le Grand Chalon enfonce le clou sur sa capacité à offrir des opportunités en termes de foncier rapidement exploitable. « Cette disponibilité,conclut Sébastien Martin, se trouve dans une zone industrielle existante, il ne s’agit pas d’une réserve foncière “champignon” au milieu de nulle part. Notre réserve foncière est dans un bassin de vie où vous trouvez des ressources en matière de formation, ou vous pouvez recruter, où l’on dispose d’infrastructures (autoroute, TGV, très haut débit dédié aux entreprises) ». La phase 2 du développement de Saôneor s’appuie, elle aussi sur un investissement global de l’ordre de six millions d’euros.

Berty Robert