IdentifiantMot de passe

Bonjour,
Le groupe de presse économique ForumEco rassemble un ensemble de journaux hebdomadaires régionaux habilités à publier les annonces légales
Nos services
Nous Contacter !

  • Abonnez-vous
  • Appels d'offres par e-mail
  • Alerte Annonces légales

L'article de la semaine

Internet. L’entreprise est en pleine croissance, essentiellement grâce à son site internet qui rayonne en France et à l’étranger, mais aussi grâce à sa parapharmacie châlonnaise.

Cocooncenter, le e-commerce en bonne santé

Douze ans après sa création, le site Coconcenter est dans le top 3 de la parapharmacie en ligne avec 900 commandes par jour et surtout, le site de e-commerce est rentable. « Nous employons 29 salariés et avons généré 13 M€ de chiffre d’affaires en 2016, avec un objectif de 18 M€ en 2017 », se réjouit Paul Musset, président et co-créateur de l’entreprise châlonnaise. « L’export représente 50 % de notre activité. Nous livrons dans une centaine de pays même si nos clients sont principalement en Europe. Les produits cosmétiques sont ceux qui se vendent le mieux, notamment les marques françaises qui représentent une image de luxe pour les étrangers qui peuvent les acheter moins cher que chez eux grâce au web ».

Pharmacien de métier implanté à Pogny (entre Châlons-en-Champagne et Vitry-le-François), il s’est lancé dans cette aventure de la parapharmacie sur internet en 2005 après avoir rencontré Stéphane Douesnard qui deviendra son associé dans ce projet. Au départ, son officine marnaise vendait les produits par l’intermédiaire du site Cocooncenter.com qui a répondu à ses premières commandes en mars 2006. «Nous sommes rapidement montés à 30 commandes par jour. Puis en 2008, nous avons traduit le site en anglais avant de créer une adresse en « .uk » pour nous adresser plus directement à ce marché », se souvient l’entrepreneur qui prévoit d’autres versions internationales (lire encadré).

Grandir à châlons

Dès 2010, la plate-forme atteint une centaine de commandes par jour et la pharmacie devient alors trop petite pour absorber la croissance de l’activité. Cocooncenter s’émancipe alors et s’implante dans un local de 400 m2 au Mont-Héry pour disposer d’un espace logistique plus important. « En 2011, Amazon est venu nous chercher pour que l’on vende nos produits sur leur portail. Cela a nettement augmenté notre activité même si nos marges sont un peu rognées », poursuit le pharmacien qui garde toujours le contact avec la profession puisqu’il intervient ponctuellement pour assister son épouse qui gère une pharmacie à Châlons.

En 2013, Cocooncenter représente 300 commandes quotidiennes, ce qui oblige la PME à grandir encore : « Nous avons ouvert un autre site logistique de 1 200 m2 dans la ville et transformé celui du Mont-Héry en parapharmacie ouverte aux clients châlonnais car les laboratoires n’aimaient pas trop travailler avec des pure-players (opérateurs exclusivement sur internet). Même si cela ne correspondait pas à notre modèle initial, cette boutique fonctionne bien, elle est pérenne et emploie quatre personnes ». Cette réussite ne va pourtant pas l’inciter à étendre cette présence physique tant la croissance est beaucoup plus rapide et importante sur internet. « Notre zone de chalandise, c’est le monde », apprécie Paul Musset qui estime même devoir freiner son développement en raison des difficultés à recruter des développeurs informatiques (trois postes non pourvus).

Levée de fonds réussie

Depuis deux ans, les associés ont ouvert 20 % de leur capital à d’autres investisseurs pour lever des fonds dans l’objectif d’être accompagnés dans leur développement et prendre de la hauteur. « Nous avons été bien conseillés par un spécialiste. Sur une liste de 80 prétendants, nous avons réduit à 25 candidats pour finalement recevoir six propositions dont deux excellentes. Cela prouve la pertinence de Cocooncenter. Nous avons ainsi pu choisir la meilleure offre », sourit le dirigeant qui se souvient des difficultés à obtenir les financements bancaires à la création de l’entreprise.

Avec une société bien structurée et prête à poursuivre sa croissance, le pharmacien se prépare donc à devoir trouver un nouvel entrepôt logistique plus important à l’avenir. Et il est conscient que le marché va encore considérablement augmenter, au-delà de la parapharmacie et des médicaments vendus en accès direct sans ordonnance, quand la vente des médicaments sera libéralisée : « Je suis certain que ce verrou va sauter un jour ».


Philippe Demoor