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Emploi. La filière du machinisme agricole annonce 150 postes à pourvoir sur le territoire champardennais, principalement des métiers de techniciens.

Le machinisme agricole manque de techniciens

Le marché du machinisme agricole et viticole a beau s’être tassé ces dernières années suite aux difficultés économiques des agriculteurs, la filière a besoin de recruter. « Même quand nous vendons moins de matériel neuf, cela implique plus d’opérations de maintenance car si les agriculteurs reportent des investissements, il est nécessaire d’entretenir leurs outils existants », indique Philippe Ravillon, patron de l’entreprise éponyme et président du SEDIMA (Syndicat National des Entreprises de Services et Distribution du Machinisme Agricole d'Espace Verts, et des Métiers spécialisés) en Champagne- Ardenne. Sur le territoire, cette filière compte 100 PME qui emploient 1500 salariés. 

Proposer de plus en plus de services aux agriculteurs

Sa société, qui a fêté ses 60 ans en 2017, emploie 180 salariés dont 110 techniciens dans dix sites, principalement dans la Marne. « La technologie évolue et oblige à un suivi plus poussé du matériel. Notre métier de concessionnaire de matériel agricole se développe de plus en plus dans le service », observe le chef d’entreprise (54 M€ de chiffre d’affaires). Les agriculteurs souhaitent ainsi pouvoir exercer leur activité en toute tranquillité et ont de plus en plus recours à des forfaits de réparation. « Lorsque nous vendons des machines neuves, nous proposons des contrats de garantie et entretien inclus. Cela permet par exemple à nos clients d’évaluer précisément le coût horaire de leur tracteur », précise Philippe Ravillon. L’informatique embarquée et la connexion des appareils permet d’ailleurs d’effectuer de la télémétrie pour identifier si une machine a besoin d’un entretien et donc de permettre à la société de prendre contact avec l’agriculteur. 

Compétences de base et formation en entreprise 

Ce sont donc principalement des postes de techniciens que l’entreprise cherche à recruter : « Nous avons besoin de 27 personnes, notamment pour remplacer des départs en retraite. Il nous faut des spécialistes en récolte, pulvérisation, climatisation… ». Mais, comme l’ensemble de la filière (150 emplois à pourvoir en Champagne-Ardenne, 3 000 en France), Philippe Ravillon fait face à des difficultés de recrutement. « Nous voulons du personnel qui a envie de travailler et dispose de compétences de base en mécanique, hydraulique ou électronique. Ensuite nous les formons directement sur nos matériels », annonce le dirigeant qui a recours aux réseaux sociaux, aux petites annonces, aux chasseurs de tête et a même profité de la Foire de Châlons pour diffuser sa quête des bons profils. « Nos métiers sont rémunérateurs, mais nous avons du mal à trouver des personnes compétentes et aussi à attirer dans nos concessions en milieu rural ».

Philippe Demoor