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L'édito de la semaine

Statut de cire, Statut de plomb

Le statut des fonctionnaires est-il réformable ? Ça n’est en tout cas pas ce que semblent penser les syndicats français qui ont été à l’initiative d’une grande manifestation nationale le 9 mai dernier pour protester contre le projet de réforme de la fonction publique. Un projet « de modernisation » selon le gouvernement qui voit là l’occasion de transformer le statut des fonctionnaires. Une hérésie selon les syndicats qui craignent « la dégradation » voire même « la casse » de la fonction publique. Pire encore, a-t-on pu entendre de la part de certains dirigeants syndicaux et manifestants : le gouvernement pourrait avoir pour ambition de demander à la fonction publique de se comporter comme une entreprise ! Rendez-vous compte, les services seraient alors susceptibles de devoir rendre des comptes, voire même de générer des résultats et éventuellement de ne pas perdre (trop) d’argent. Un pur scandale… 

Mais c’est surtout un raccourci qui fait injure aux salariés du privé que de laisser entendre qu’ils acceptent de travailler au quotidien sans broncher pour des patrons assoiffés de profits et de dividendes, complices d’un système deshumanisé. 

Tout comme il fait injure aux fonctionnaires de ce pays en considérant qu’en ces périodes de restrictions d’argent public, ils seraient dans l’incapacité de comprendre que le monde évolue, se modernise. 

Et qu’avec lui, les nouvelles technologies permettent peut-être, comme le privé l’a fait depuis longtemps, d’envisager logiquement une efficience en hausse couplée à des baisses de coûts dans certaines administrations. Et ce sans pour autant toucher à quelques fonctions régaliennes (éducation, santé, police, justice) qui doivent être sanctuarisées, mais qui servent surtout de chiffon rouge à des organisations syndicales en manque de repères et sévèrement ringardisées par les gilets jaunes.

Benjamin Busson